Chaque semaine, de nouvelles entreprises choisissent de se financer autrement en lançant leur levée de fonds en royalties sur WE DO GOOD. Start-up innovantes, PME engagées ou entrepreneurs en phase de structuration : elles évoluent dans des secteurs variés mais partagent une même ambition, générer un impact positif mesurable sur la société et l’environnement.
Mais derrière cette notion de plus en plus utilisée, que signifie réellement être une entreprise à impact ?
Qu’est-ce qu’une entreprise à impact ?
Une entreprise à impact est une organisation qui place au cœur de son modèle économique la résolution d’un enjeu social, sociétal ou environnemental. Contrairement à une logique de responsabilité périphérique (comme la RSE classique), l’impact n’est pas ici une externalité positive : il constitue la finalité même de l’activité.
Cela peut se traduire par différentes formes d’engagement :
- Impact environnemental : réduction des émissions de CO₂, économie circulaire, préservation de la biodiversité, innovation bas carbone, sobriété énergétique…
- Impact social : inclusion de publics éloignés de l’emploi, accessibilité de produits ou services essentiels, amélioration des conditions de travail, accès à l’éducation ou à la santé…
- Impact sociétal : transformation des modes de consommation, allongement de la durée de vie des produits, production plus responsable…
- Impact territorial : relocalisation de certaines filières, dynamisation des économies locales, circuits courts, création d’emplois non délocalisables…
Dans tous les cas, l’enjeu reste le même : générer une performance économique tout en répondant à un besoin collectif.
Mesurer l’impact : un enjeu clé pour crédibiliser l’engagement
Si de nombreuses entreprises revendiquent aujourd’hui un impact positif, encore faut-il pouvoir le démontrer. C’est là qu’intervient la nécessité de cadres d’analyse robustes permettant de structurer et d’évaluer les effets réels d’un projet entrepreneurial.
Chez WE DO GOOD, nous proposons ainsi aux entreprises financées de s’appuyer sur le cadre théorique du Doughnut Economics, développé par l’économiste Kate Raworth.
Ce modèle invite à repenser la performance économique à l’aune de deux dimensions fondamentales :
- Le plafond écologique, correspondant aux limites planétaires à ne pas dépasser (climat, biodiversité, cycles de l’azote et du phosphore, utilisation des sols, etc.)
- Le plancher social, représentant les besoins humains essentiels à garantir (accès à l’alimentation, à l’éducation, à l’énergie, à un revenu décent, à la santé, etc.)
L’objectif est simple : permettre aux entreprises d’évoluer dans un espace sûr et juste pour l’humanité, en conciliant prospérité économique, justice sociale et respect des écosystèmes.
Concrètement, ce cadre permet aux porteurs de projet d’identifier les enjeux auxquels ils contribuent, qu’il s’agisse de préserver une ressource naturelle ou de renforcer l’inclusion sociale, et surtout de définir des indicateurs pour mesurer leur contribution dans le temps.
La finance comme levier d’impact positif
Repenser les modèles économiques implique également de repenser les modèles de financement. En effet, certains mécanismes de financement traditionnels peuvent créer des attentes de rentabilité à court terme incompatibles avec des stratégies d’impact de long terme.
Le modèle de levée de fonds en royalties offre une alternative intéressante : les remboursements sont indexés sur le chiffre d’affaires de l’entreprise. Ainsi, la performance financière réelle devient le moteur du retour pour les investisseurs.
Ce système permet :
- d’aligner les intérêts entre entrepreneurs et investisseurs
- de préserver la gouvernance de l’entreprise
- de limiter la pression liée à une croissance rapide à tout prix
- de favoriser le développement de projets durables dans le temps
Les investisseurs ne se contentent alors plus de rechercher une rentabilité financière : ils deviennent des acteurs du changement, contribuant directement au développement d’entreprises engagées.
Investir avec du sens
Face aux défis sociaux et environnementaux actuels, la finance peut, et doit, devenir un outil de transformation positive. En orientant les flux financiers vers des entreprises qui respectent les limites planétaires tout en renforçant le socle social, il devient possible de soutenir une économie plus résiliente et inclusive.
Investir, oui.
Mais investir avec du sens.